Yeah, yeah, yeah…
Janvier. Font fortune : les compagnies pharmaceutiques, les centres de gym et Nicorette. C’est agréable de commencer l’année avec Amy Winehouse, un vin qui goûte la confiture et une gauloise. They tried to make me go to rehab I said no, no, no…
Je suis en train de lire les mémoires de Philippe Sollers et je trouve qu’il s’aime beaucoup, mais il le fait si bien qu’on ne peut lui en tenir rigueur. Il y a même des choses à apprendre là -dedans quant à la façon de mener sa barque. Me suis levée ce matin en me disant que j’ai fait tout bien, que la vie m’a donné tout ce que j’ai voulu, même si j’ai dû parfois lui tordre le bras (je n’avais qu’à ne pas serrer les dents, aussi) et que le seul défaut que je devrais corriger serait ce penchant pour le pire, pour l’inquiétude; profiter de tout sans aucune arrière-pensée est la voie royale vers la plénitude. Cela n’exclut pas le doute, ni la conscience; c’est la culpabilité comme réflexe inconscient que l’on doit abattre comme un arbre pourri. Se punir n’est d’aucun secours, c’est même con. On ne sait pas jouir, c’est un apprentissage fondamental qui prend beaucoup plus de temps qu’on pense, aveuglés que nous sommes par le soulagement que procurent les plaisirs et non éveillés par eux.

6 janvier 2008 at 7:58 pm
Tu lis le vieux Phil !? Chouette.
As-tu aimé Une Vie Divine ? Je l’ai vraiment dévoré. L’Évangile était une arnaque, mais son blog est cool, itou. Même si y commente que pouic.
6 janvier 2008 at 9:11 pm
Initiée il y a quelques années à Sollers par Paradis, ça m’a coupé l’envie. Mais comme je ne peux résister aux Mémoires et aux journaux, j’accroche à Sollers par ses souvenirs…
7 janvier 2008 at 7:16 pm
Je te conseille Femmes, que tout le bon monde déteste. Il n’a pas aimé mon livre, mais j’ai détesté son chapeau de feutre moutarde. Nous sommes quittes.