Archive pour août 2007

Retard

Jeudi 30 août 2007

Je dois annuler le party de samedi soir, parce que ça chie entre Zhom et moi. C’est la fin. C’est…

Je niaise. Un pépin de dernière minute est arrivé, je dois reporter cette boum, mais pour tous ceux qui m’ont envoyé un courriel, je pourrais sacrifier mon dimanche soir, si vous insistez vraiment au sarladyguy@hotmail.com. Seuls ceux qui y enverront un message recevront les coordonnées du Dépanneur.

On n’est pas sur FaceBook, ici!

Question, question, question….

Mercredi 29 août 2007

Pendant que mon chum chatte et s’amuse à longueur de journée, je rampe dans le tiers-monde de l’informatique avec un ordi à moitié mort et un routeur de l’ère de pierre. Si je n’écris pas plus souvent sur mon blogue, ou en général, c’est principalement à cause de cela. D’ailleurs, j’écris sur l’ordi du Zhom pendant qu’il est absent, en ce moment.

J’aimerais que Anne Achet me contacte, Ã propos du Zinc, au sarladyguy@hotmail.com.
J’ai besoin d’échanger quelques angoisses.

À la même adresse, vous pouvez me dire aussi si je devrais faire un party de blogueurs samedi qui s’en vient. (À noter: si un party de blogueurs vous intéresse seulement pour ploguer le roman de votre frère, la plaquette de poésie de votre tante ou la soirée de slam
de votre cousin, je vous dirige vers cette citation d’Elephant Man: I’M NOT AN ANIMAL!)

Ed, t’avais raison!

Mardi 21 août 2007

Le dernier album de M.I.A. est hallucinant. Les voix d’enfants, les rrrrrrrr, les bruits de guns et tout le reste, fallait le faire!

Lady Guy au rapport

Vendredi 17 août 2007

LECTURE

-J’ai traîné à la campagne une grosse boîte de manuscrits et de romans, pour prendre de l’avance ou rattraper mes retards, et j’ai finalement brisé la glace en piochant… dans la bibliothèque de mon hôte. Son of a Smaller Hero de Mordecai Richler. À chacun de ses livres, il monte d’un cran dans le top 20 de mes écrivains préférés. J’en ai profité pour lire aussi sa biographie orale, The Last Honest Man (un titre un peu pompeux), pour y découvrir un type tout ce qu’il y a de plus fascinant, ce dont je me doutais un peu, quand même…

-Plongée dans les trois romans de Nelly Arcan, en vue de lui poser quelques questions.

-Poursuivi L’âme et la vie de Jung.

-Lu Chaleur du sang de Irène Némirovsky

MUSIQUE

-Au chalet, nous sommes branchés sur la radio-satellite au poste Big Band. Sinon, c’est le bruit des oiseaux (les oiseaux-mouches sont particulièrement en forme).

CINÉMA

-Rien, la télé est à off. Mais hier, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder de bout en bout, pour la troisième fois probablement, The Age of Innocence de ScorSese, d’après un roman d’Edith Wharton.

BOUFFE

En vrais 514, on a failli cramer en allumer le barbecue. C’est en tremblant qu’on a fait cuire nos steaks, à un bon bras tendu de distance. Heureusement, il ne reste plus de viande. Je chipe dans le jardin de mon hôte – son plan de roquette est à point- en évitant soigneusement les couleuvres.
Une fierté : pendant deux jours, avec patience, j’ai cueilli des mûres et des framboises sauvages et j’ai réussi à faire deux pots de confiture absolument divine.

ÉVÉNEMENT
C’est sûrement l’effet de notre nouvel appartement, mais c’est la première fois que je m’ennuie un peu à la campagne. J’ai hâte de retrouver mon bunker.

Ah les hommes!

Mercredi 15 août 2007

Brushing chaque semaine. Manucure. Esthéticienne. Quantité phénoménale de petits pots de crème – pour les yeux, le visage, le corps. Parfums hors de prix. Vêtements et bijoux savamment choisis. Rouge à lèvres, fond de teint, mascara, cache-cernes…

Et c’est lorsque je suis avachie sur le canapé de la terrasse, avec mon t-shirt Daft Punk et mes bobettes fanées, pas maquillée, les cheveux en bataille tout boudinés par l’eau du lac, que Zhom me dit :

-Je te trouve vraiment belle comme ça.

Tout le monde est ludique

Lundi 13 août 2007

J’ai bien ri en lisant la montée de lait de Dompierre sur Tricot Machine. Tu m’excuseras si j’en rajoute une couche Stéphane, mais je trouve que le malaise est encore plus profond. On dirait bien que Jean Leloup (le seul et l’unique) et Carla Bruni ont couché ensemble et fait des petits, parce que tout le monde veut refaire I lost my baby ou Quelqu’un m’a dit.

Je me tape souvent le top 5, 10 ou 20 à Musique Plus ou Musimax et l’autre soir, j’ai pété ma coche en entendant back to back les chansons d’Alfa Rococo, Alexandre Belliard , Kaolin, Vulgaires Machins… Toujours ces petites voix douces, ces paroles tendres et naïves sur les petites choses simples de la vie, et ça susurre des pa-pa-pa-pa-pa et des la-la-la-la-la, la fille fait sa petite face cute à la Amélie Poulain, le gars prend son air de petit garçon perdu – éternellement vierges, genre, comme - et finalement, tout est tellement mignon et tellement sucré que le cœur nous lève comme si on avait mangé un gros sac de bonbons.

Une fois de temps en temps, c’est charmant, mais lorsque ça devient une manie, c’est inquiétant. Surtout conjugué à l’increvable vague de nostalgie propre à notre génération qui, en fait, tue le concept même du souvenir tant on passe son temps à se rappeler Albator, Goldorak, Passe-Partout, Star Wars - ce doit bien faire 15 ans qu’on m’interdit chaque semaine d’oublier ça! Le souvenir est quelque chose qui remonte à la surface – quand on croque dans une madeleine, par exemple – pas quelque chose qu’on empêche de façon névrotique d’aller rejoindre le passé, là où est sa place naturelle pour que ce soit, justement, un souvenir!

Sur l’ordinateur de nos vies, le bouton Refresh est collé, on dirait.

C’est quoi le but? Nous rendre débiles? Qu’on finisse tous par se rouler en boule dans une doudou originelle et sucer notre pouce? J’ai envie de hurler devant mon écran télé ce que j’ai souvent dit à maman : je suis une FEEEEEMMME, tabarnak!

Bon, je pense qu’il ne me reste qu’à me réfugier dans le techno, le heavy metal ou le punk, en attendant que ça passe (Fred m’a prêté ses vieux disques d’Acid Rock). J’ai aussi bien hâte de mettre la main sur le prochain album de Mia (à ne pas confondre avec Ima qui chante la toune de TVA).

(Ouh. L’eau glacée du lac Violon me fait un bien fou!)

Da funk

Vendredi 10 août 2007

Je travaille trop. Je m’amuse quand même. Tenez, mardi, j’étais au show de Daft Punk (merci à David Boily pour la photo, qui relevait de l’exploit vu le dispositif lumineux épileptique de ces deux DJ venus de l’espace).

daft1.jpg

J’ai encore les oreilles qui bourdonnent. Ça me donnera un petit bruit de fond pendant que je serai à la campagne. Je ne vis présentement que pour ce petit quai sur le Lac Violon qui n’est heureusement pas contaminé par les algues bleues. Il paraît que samedi, il y aura une orgie d’étoiles filantes.

Il y a un beat, probablement celui de mon cœur, que je recommence à entendre.

Je n’ai pas beaucoup le temps de lire ou alors je ne le prends pas sachant que la lecture finit toujours par me reprendre. Le vrai bruit de fond: mythologie. Et je me demande où est passé mon dictionnaire Grimal depuis que je revisite la Théogonie d’Hésiode.

J’ai trouvé une nouvelle utilité à la banderole qui ornait le livre, vous savez, comme celles sur lesquelles on peut lire « Par l’auteur des Bougon » ou « A gagné le combat des livres », et qui finissent toujours par se chiffonner dans un coin de la bibliothèque. Celle d’Hésiode, « La naissance des dieux », je l’ai installée sur la dernière photo officielle de ma famille.

Oh, Kronos Idées-retorses, qui coupa les couilles de Ciel son père couché en permanence sur Terre sa mère pour qu’enfin la progéniture puisse vivre… Saviez-vous que tout d’abord exista Faille?

Eh! Voilà le genre de chose qui arrive lorsqu’on décide d’aller voir ce qu’il y a sous la pointe de l’Iceberg. Je nage en eaux profondes ces derniers temps, mais la noirceur et le froid fouettent mon sang plus qu’ils ne le glacent, pour la première fois.

Et tout, soudainement, n’est que renaissance, nouveauté et abondance.

Parce que toutes mes errances, mes questions, mes angoisses, étaient en fait des placements. Qui ont fructifié, je vous jure.

À défaut d’être milliardaire, je suis millénaire.

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