Je travaille trop. Je m’amuse quand même. Tenez, mardi, j’étais au show de Daft Punk (merci à David Boily pour la photo, qui relevait de l’exploit vu le dispositif lumineux épileptique de ces deux DJ venus de l’espace).

J’ai encore les oreilles qui bourdonnent. Ça me donnera un petit bruit de fond pendant que je serai à la campagne. Je ne vis présentement que pour ce petit quai sur le Lac Violon qui n’est heureusement pas contaminé par les algues bleues. Il paraît que samedi, il y aura une orgie d’étoiles filantes.
Il y a un beat, probablement celui de mon cœur, que je recommence à entendre.
Je n’ai pas beaucoup le temps de lire ou alors je ne le prends pas sachant que la lecture finit toujours par me reprendre. Le vrai bruit de fond: mythologie. Et je me demande où est passé mon dictionnaire Grimal depuis que je revisite la Théogonie d’Hésiode.
J’ai trouvé une nouvelle utilité à la banderole qui ornait le livre, vous savez, comme celles sur lesquelles on peut lire « Par l’auteur des Bougon » ou « A gagné le combat des livres », et qui finissent toujours par se chiffonner dans un coin de la bibliothèque. Celle d’Hésiode, « La naissance des dieux », je l’ai installée sur la dernière photo officielle de ma famille.
Oh, Kronos Idées-retorses, qui coupa les couilles de Ciel son père couché en permanence sur Terre sa mère pour qu’enfin la progéniture puisse vivre… Saviez-vous que tout d’abord exista Faille?
Eh! Voilà le genre de chose qui arrive lorsqu’on décide d’aller voir ce qu’il y a sous la pointe de l’Iceberg. Je nage en eaux profondes ces derniers temps, mais la noirceur et le froid fouettent mon sang plus qu’ils ne le glacent, pour la première fois.
Et tout, soudainement, n’est que renaissance, nouveauté et abondance.
Parce que toutes mes errances, mes questions, mes angoisses, étaient en fait des placements. Qui ont fructifié, je vous jure.
À défaut d’être milliardaire, je suis millénaire.