Archive pour mai 2007

Casser la baraque

Mardi 22 mai 2007

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3h A.M. Lady Guy et Dave testent les poutres entre le premier étage et le sous-sol, sur la musique de Prodigy. Je ne me souviens pas de tout, mais mon corps, lui, a une excellente mémoire de ces tractions. De même que le cellulaire de Fred…

La première nuit officielle du Dépanneur!

Lecture pour blogueurs

Lundi 21 mai 2007

Lecture pour blogueurs

Le dernier numéro hors-série du Magazine Littéraire, « Les écritures du moi », (autobiographie, journal intime et autofiction) est sur les tablettes. Des articles sur les maîtres du genre, de Saint Augustin à Hervé Guibert. Une entrevue avec Philipe Lejeune, spécialiste de ce type d’écrits : « L’un des travers de notre époque est de croire qu’il ne peut y avoir d’art que dans le domaine de la fiction ».

Une toute petite page sur les blogues. Citation : “comme le souligne Jean-Louis Kuffer, « à la différence de carnets tenus dans son coin, le blog est une pratique qui a ses risques puisque l’on écrit quasiment sous le regard du lecteur. » Grâce à cette interactivité qui donne lieu (parfois ) à de réels échanges sur la chose littéraire, le blog peut donc apparaître comme une sorte d’avatar des salons littéraires du XVIIIe siècle.”

Tiens donc.

La thérapie par la peinture

Mercredi 16 mai 2007

Cigarette au bec, Justin Timberlake dans le tapis, les mêmes vêtements depuis trois jours, je repeins mon appartement tout en faisant le vide de mon esprit. Je ne me suis pas sentie comme ça depuis des lustres. Je me couche le soir abrutie par la fatigue, par une bonne fatigue, il y n’y a aucun stress dans le sentiment du devoir accompli. J’aurais voulu être un gros beauuuuf, ais-je envie de chanter.

Dans ma chambre, tout est rose, comme la livrée du Prince de Ligne – d’ailleurs, j’ai appris dans Le Devoir qu’on venait de rééditer son Å“uvre complète, ça va me coûter 100$… Je regarde les murs et n’arrive toujours pas à savoir si c’est atroce ou si c’est sublime, mais je m’en fous. Je sais, je ne me demande pas, je SAIS que mon père serait découragé par le produit final de mes premiers tâtonnements en peinture, mais j’ai compris en m’y initiant tout ce pourquoi il aimait cela, ce côté zen, la pensée tendue sur la bonne ligne de découpage, puis cette satisfaction de la finition qui se profile à chaque coup de rouleau. J’ai le dos en compote mais le cÅ“ur à la fête. C’est à se demander si je ne me suis pas trompée de voie en choisissant les choses de l’esprit plutôt que les choses de la vie pratique. Quand on se donne à un projet aussi terre à terre que la construction ou la décoration, le résultat est assuré, et même modifiable!

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Pour quelqu’un d’aussi enracinée que moi, deux rues, c’est deux mondes. De retour dans le quadrilatère de mon enfance, je redécouvre une sorte de douceur de vivre. Le premier week-end, la coop d’en face organisait une vente de garage, j’y ai trouvé une étagère pour ma salle de bain, Maxou, qui est devenu mon voisin, est débarqué en pyjama avec son café un matin, j’ai retrouvé la petite rue Lartigue, des vieux faisaient du balconville avec leurs chiens, l’éclosion soudaine des feuilles et des fleurs, il faisait beau, il faisait chaud, j’étais bien, anormalement bien, mais c’est à mon psy que je devrai raconter le bout anormal de cette béatitude…

C’est étonnant à quel point on s’habitue à l’espace. Ici, c’est trois fois plus grand qu’avant, j’avais peur de me sentir perdue, mais après deux semaines, c’est devenu complètement normal, confortable, ça va de soi. C’est un appartement à personnalités multiples, ce qu’on a tout de suite compris, Zhom et moi. Le premier étage est notre côté adulte. Le sous-sol, notre côté ado. Nos chambres, notre côté enfant. Oui, car nous avons maintenant chacun notre « chambre à soi »… Faire chambre à part, cela surprend nos connaissances, qui ne pensent pas à toutes les possibilités d’invitations et de scénarios, et qui n’ont visiblement aucune idée de ce que c’est que de dormir avec quelqu’un qui ronfle au même degré de décibel qu’un train. Mais Zhom organise sa chambre pour m’inviter et je fais de même. C’est très excitant. Je ne sais plus si on rajeunit ou si on régresse.
De toute façon, ça fait longtemps que j’ai renoncé à faire comme tout le monde, puisque tout le monde est malheureux, tam-di-de-li-de-dam…. Je ne peux même pas me vanter d’être rebelle ou audacieuse. Je ne sais juste pas faire autrement. Tout ce qui a changé est que je n’en ai plus honte à présent.

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Nous feuilletons Ma philosophie de A à Z de Warhol, entre deux boîtes. Cet appart sera notre Factory. Mais donnons-lui une saveur locale. La Manufacture? Bof. La Shop? La Boutique? Le Dépanneur?
Oui, le Dépanneur! C’est devenu un mot bilingue depuis que les anglo-montréalais l’ont adopté. Et un endroit d’où l’on vous permet de fumer, de boire et de s’amuser, c’est vraiment du dépannage, en ce début de siècle sinistre…

That’s it. Le Dépanneur.

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Zhom a déjà une idée de party thématique. “Nostalgie 2006″ ou “Les années 10″ (du 21e siècle). Nous n’en pouvons plus du trip année 80 et si j’entends encore une fois Pied de poule ou New Order, je mords quelqu’un. Alors un party 2006, avec seulement de la musique de 2006 et des vêtements de 2006. De la pré-nostalgie pour les méta-branchés.

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Bon. Nous sommes au trois quarts installés. Deux partys à l’horaire. C’est le temps de prévoir un party de blogueurs, avant que je ne replonge dans le boulot. Proposez-moi une date. On disposera.

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