Archive pour mars 2007

Jour J

Lundi 26 mars 2007

Au bureau, nous étions nombreux à mâchouiller nerveusement nos crayons devant la liste du pool électoral. Vraiment devin (ou chanceux) celui qui remportera la cagnotte.

J’ai inscrit :
ADQ 26
PLQ 49
PQ 49
QS 1

D’ici les résultats, il ne me reste qu’à botter le cul de cet anarchiste de Zhom jusqu’au bureau de vote où nous donnerons chacun 50 cennes de financement public à Québec Solidaire.

Bonne journée d’élections, tous.

C’est l’apocalypse

Mardi 20 mars 2007

Anne Archet détruit son blogue!

Bénie soit la bine

Lundi 19 mars 2007

Vraiment, le Journal de Montréal n’a pas son pareil pour exciter le bon peuple. Je veux bien croire que le sujet des accommodements raisonnables est à la mode et qu’il fait vendre de la copie, mais ce matin, en allant acheter les journaux, c’était surréaliste.

La madame de mon dépanneur était toute à l’envers.
-Là , ça va faire. Je commence à penser comme Hitler!
-Comme qui? Que je demande, à moitié endormie, en m’enlevant mes petites croûtes de yeux.
-Hitler! On se fait manger la laine sur le dos!

Je regarde la manchette : des musulmans ont interrompu un party à la cabane à sucre pour faire leur prière. On voit une photo du groupe, baisant le sol vers la Mecque, sur la piste de danse. Le chanteur country forcé d’interrompre sa prestation. La matante qui jouait de l’accordéon aussi.

Sous titre : « de la soupe aux pois sans jambon… et des fèves au lard sans lard. »

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai pogné un fou rire atroce. Il y a quelque chose de trop caricatural là -dedans. C’est une blague. C’est arrangé avec le gars des vues. Qu’est-ce qu’un groupe de musulmans faisait à la cabane à sucre? Une sortie « interculturelle », pour découvrir le Québec!

Juste après le débat sur le sapin de Noël, il ne nous manquait plus que cela : attaquer la cabane à sucre, haut lieu de l’identité nationale québécoise. Faudra-t-il rebaptiser les «oreilles de christ »? Qui protégera notre jambon? Bénie soit la bine, mon dieu… C’est Mario qui va être content.

C’est pas possible, je rêve. Je retourne me coucher.

AAAAARGH!!!

Lundi 5 mars 2007

La Maison du RĂ´ti sur Mont-Royal a Ă©tĂ© dĂ©truite par les flammes! C’en est fini de mes carpaccio, osso buco et boeuf bourguignon parfaits! Y’a plus aucune maudite raison d’habiter proche du Plateau! Je vais devoir me tourner vers le vĂ©gĂ©tarisme pour survivre!
C’EST UNE TRA-GÉ-DIE.
***
Message à Élaine: C’est avec toi que j’aurai mangĂ© mon dernier carpaccio-maison-du-rot. SNIF.

Lady Guy au rapport

Dimanche 4 mars 2007

LECTURES

Beaucoup trop; vous nommer tous les titres serait indécent, vous allez penser que je veux faire de l’épate. Trop. Trop. Trop. J’capote.

MUSIQUE

La bande originale du film Marie-Antoinette.

CINÉMA

-Babel de Alejandro Gonzalez Inarritu. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde s’est pâmé pour ce film. André Sauvé le résume ici très bien.
-Children of Men d’Alfonso Cuaron. Le meilleur film que j’ai vu cette annĂ©e jusqu’à prĂ©sent (j’en vois beaucoup moins). Direction photo hallucinante.
-Gabrielle de Patrice ChĂ©reau. Isabelle Huppert, c’est le cauchemar faite femme.
-La moustache d’Emmanuel Carrère. Très respectueux du roman (normal, c’est l’écrivain qui réalise), le film en a les défauts comme les qualités.
-Blood Feast. Depuis que je suis abonnée au canal Scream, je me tape de vieux classiques. 2000 Maniacs suivait. Spécial Herschell Gordon Lewis.

TIVI
Complètement plongée dans la série Rome (je me suis acheté le coffret). Et Minuit, le soir, que j’adore.

CUISINE
Trop de soupes, dans le silence. Et ça fait des grands schluuup. Et ça fait des grands schluuup.

ÉVÉNEMENT
J’ai l’impression d’être coincée dans un épisode de mauvais téléroman.

Roses Ă rabais

Samedi 3 mars 2007

En revenant du boulot, je suis passĂ©e chez le fleuriste. Envie d’une petite douceur. Je voulais des roses roses. Pour attĂ©nuer tous ces bleus de l’âme qui me font mal. On ne peut pas passer son temps Ă recevoir des claques sans avoir besoin d’un baume, aussi clichĂ© soit-il. Et les hommes que j’ai connus n’ont jamais vraiment compris ça : une femme ne peut survivre dans ce monde cruel sans un peu de quĂ©taine, aussi forte soit-elle.

Eh bien, surprise! Overstock de roses chez mon fleuriste. Toutes des invendues de la Saint-Valentin. La preuve que les hommes n’offrent plus de fleurs aux femmes. Ils sont drĂ´les, les hommes. S’ils rĂ©sistent au fĂ©minisme, ils cèdent volontiers au chapitre du romantisme passĂ©-date Ă l’ère des relations Ă©galitaires. Sont cons : la meilleure façon de clore le bec Ă une femme libĂ©rĂ©e, c’est de lui foutre un bouquet sous le nez. Ses convictions vont fondre en mĂŞme temps qu’elle, faites-en l’expĂ©rience, messieurs.

Toutes ces roses qui crèvent sans avoir illuminé un seul visage, c’est triste, quand même.

J’en voulais une douzaine. Le fleuriste a commencé à composer mon bouquet, puis, il m’a fait un clin d’œil et a ramassé d’un geste toutes les roses roses qui languissaient dans l’eau. Elles étaient condamnées, de toute façon.

Résultat : j’ai sur ma table le plus gros bouquet que j’ai jamais eu dans ma vie.
Je commence vraiment Ă le croire que ce que femme veut, Dieu le veut.

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