Archive pour mai 2006

Un hommage fumant

Mercredi 31 mai 2006

zhom
Zhom, minuit moins cinq, 30 mai 2006, taverne du Cheval Blanc.

ladysee
Same thing for Lady.

vodka
Image historique: La dernière fois qu’on aura vu, côte à côte, des cigarettes et la célèbre vodka-pickel du Cheval.

patd

Patrick Dion dans ses dernières heures de fumeur social (il a l’air heureux, en plus!!!) au Boudoir.

tony

Tony Tremblay pompe furieusement sa smoke, comme un vrai pro.

MORE TO COME!

La mort est plus généreuse que moi

Lundi 29 mai 2006

Je trouve que de plus en plus de gens s’attendent à être respectés tout simplement parce qu’ils sont sur cette terre. Ils n’ont rien fait, ils ne sont rien. Je veux dire que d’un côté comme de l’autre tout ce qu’ils ont fait c’est de se laisser entraîner par le courant. Et si tu ne fais pas preuve d’intérêt pour leurs âmes de papier carbone ils se mettent en colère, font la moue et t’accusent d’être celui qui manque de cœur et d’humanité. C’est usant et ça ne cesse jamais. Et puis merde, quoi de neuf?
Bukowski, 27 décembre 1990

anorexie

Mon monde est boulimique, prêt à s’enfoncer les doigts dans la gorge pour régurgiter ses excès, ou alors anorexique, prêt à s’affamer devant l’abondance. Ce qui m’entoure et me cerne me semble un désir de contrôle totalement désespéré, né de l’impuissance et de la culpabilité. Plus l’univers extérieur nous effraie, plus nous nous inventons des maladies, grossissons des dangers minuscules, débattons avec fureur de futilités, pour devenir ces êtres ridicules qui craignent plus les piscines hors terre que les bombes, la fumée secondaire que le napalm, les gras trans que la famine. Tout ça pour se faire croire qu’on est dans l’action, alors que toutes nos lois sont inspirées par la peur et qu’on se plaît à se restreindre et qu’on jouit de la docilité et qu’on vénère la discipline. Comme si l’on avait oublié que PERSONNE ne sera épargné au final et qu’aucun de ces « sacrifices » ne nous élèvera en quoi que ce soit. Vous ne l’aurez jamais, votre degré zéro du risque, quand bien même vous mangeriez de la luzerne jusqu’à la fin de vos jours. Car à a la fin de nos jours, nous avons tous le même rendez-vous avec la même maudite faucheuse.

Cela est ma seule consolation face à ces crétins qui me pourrissent la vie (alors que c’est tout ce que j’ai), de les imaginer chiant dans leurs culottes (qu’ils veulent mettre tous les matins!) devant ce que je tente d’accepter chaque jour et d’avoir l’assurance – la plus absolue- qu’ils passeront aussi à la casserole, peut-être avec moins de soulagement que moi, les salauds!

***
S’cusez, je ne décolère pas.

Adieu monde cruel!

Jeudi 25 mai 2006

badtripmansmoke

Une société où l’on te dit que c’est mal de se droguer mais que c’est bien de se tuer à l’usine pour un salaire misérable et dégradant est une société pourrie. UNE SOCIÉTÉ DÉMOCRATIQUE DEVRAIT PERMETTRE À TOUT UN CHACUN DE VIVRE LIBRE ET DE SE SENTIR VIVANT.
-Bukowski

Allons mon Zhom, mon amour, mon complice dans le vice, mon partenaire dans le crime, mon seul et unique! Marchons bras dessus, bras dessous et quittons sans faire de vagues ce monde sinistre qui ne veut plus de nous. Nous lui manquerons plus qu’il nous manquera, voilà l’ironie.

CE SOIR (VENDREDI), Zhom et moi irons faire notre dernière tournée des grands fumeurs dans nos bars habituels. Début au Boudoir, finale au Cheval Blanc. À l’avenir, nous ferons notre party chez nous. Et si ça nous tente de recevoir, notre salon deviendra la nouvelle place cool à Montréal…

Car dès le 31 mai, nous priverons la société de notre divertissante présence, et nous abandonnerons les bars à ces hordes d’honnêtes citoyens qui savent boire raisonnablement, manger raisonnablement, baiser raisonnablement, rire raisonnablement, s’amuser raisonnablement. On n’a pas envie de passer nos soirées avec des gens pareils, surtout pas dans un bar. Les bureaux, les restos, les cinémas, les avions, n’importe quoi… mais les BARS???

Je pourrai un jour raconter à des jeunes étonnés, pendus à mes lèvres ratatinées et mes dents jaunies, qu’il fut un temps où les bars étaient des endroits où l’on pouvait se débarrasser du fardeau de la vie quotidienne. Il se peut même qu’à mon discours je doive ajouter qu’on y pouvait boire aussi. Car une fois la cigarette interdite, qui peut nous dire qu’on n’y rationnera pas aussi l’alcool? Et pourquoi pas les gros? « Vous savez, les enfants, il existait autrefois des gens que l’on décrivait comme obèses, c’est-à -dire que ces gens aimaient tant le plaisir indéniable de manger qu’ils en développaient une masse adipeuse… Difficile pour vous de comprendre, vous qui vivez entourés d’êtres équilibrés, dans la tête comme sur le pèse-personne, mais ça existait, des gens qui n’entraient pas dans la moyenne – c’est grâce à eux, d’ailleurs, qu’on pouvait déterminer ce qu’on estimait être la moyenne, donc la normalité… »

Des années à obéir au doigt et à la baguette à l’école jusqu’à la majorité et me voilà de retour à la colonie pénitentiaire, qu’on recommence à me gronder, à me taper sur les doigts, à me dire de faire ceci et pas cela. J’étais pourtant raisonnable et de bonne foi, j’ai accepté pendant des années les accommodements, j’étais même d’accord, mais je sais aujourd’hui que le but est plus grand, ce n’est pas la santé publique, c’est plutôt une volonté d’imposer le BIEN. Ce n’est pas l’air qu’on veut purifier, ce sont les gens. Car comment ne pas voir la stupidité d’une loi qui interdit de fumer à quelques mètres d’un hôpital ou d’une cour d’école? Parce qu’une volute de ma fumée pourrait rencontrer la narine d’un enfant innocent et le tuer? Et la pollution des voitures, alors? Dans ce cas-là , aussi bien ne pas avoir d’enfant, la DPJ les retirera bientôt aux fumeurs… Et cette idée de permettre, peut-être (mais ça les emmerde) un minuscule fumoir dans certains bars où il sera interdit d’apporter son verre et où il n’y aura pas de musique? Mais c’est carrément de l’humiliation! « Vous pouvez fumer dans ce cocron, mais n’allez pas croire que vous aurez du plaisir, sales drogués… »

Je ressens, sincèrement, une immense tristesse à la pensée de cette nouvelle loi (toujours plus de lois!) qui transformera le seul espace public où l’on permet aux citoyens de faire des entorses à la raison jusqu’au last call. Puis cette tristesse cède à la colère quand je comprends qu’il s’agit d’une boîte de pandore, quand j’entends qu’on pense de plus en plus à un triage moral dans nos hôpitaux – il faudrait paraît-il s’occuper en premier dans les urgences des bonnes personnes avant les « mauvaises », privilégier le non-fumeur au fumeur, l’athlète au sédentaire, le mince au gros, le sobre à l’alcoolo, le clean au junky – détruisant par là le principe même d’universalité. Si j’y crois et si je paie mes impôts, c’est précisément pour que soit empêchée cette horreur, c’est pour interdire qu’on juge qui que ce soit, car qui que ce soit est un résultat de cette société.

Les pauvres fument plus. Pour beaucoup, c’est leur seul luxe, et on leur interdira d’en jouir. S’ils persistent, on refusera bientôt de les soigner. Mais si vous êtes riche, pas de problème, allez aux States ou attendez l’imminente arrivée du système à deux vitesses : vous serez un client, aucun doc ne refusera votre argent. Moralité : Il faut être riche pour être libre de faire ce qu’on veut.

J’ai envie de fumer ne serait-ce que pour stopper cette « aryanisation » du monde, pour défendre l’obèse qu’on forcera bientôt à courir sur des tapis et à dévoiler son indice de masse corporelle et pour protéger le junkie qu’on voudra laisser crever.

Ayez une petite pensée pour tout ça, quand vous irez prendre un verre dans un bar tout propre et tout sain. Ce « monde sans fumée » sera bientôt, j’en suis certaine, parfaitement… irrespirable.

Archives secrètes

Jeudi 25 mai 2006

ecrivains

Qui sont ces sympathiques sbires dans mon salon?

Listen Now:


icon for podpress Standard Podcast: Play Now | Play in Popup | Download

Le soleil bleu

Dimanche 21 mai 2006

soleil
Non, je n’ai pas viré techno. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour éviter la totale dépression, avec le temps de cul et la grippe qui sont en train de définitivement tuer toute mon énergie vitale. Après quelques minutes de rayons UV, on entend les neurones dire “merciiiii”. Et en plus, ça améliore mon teint de cadavre.


Listen Now:


icon for podpress Standard Podcast: Play Now | Play in Popup | Download

L’art de la fugue…

Dimanche 21 mai 2006

pb
Bon, ou est encore passé Patrick Brisebois?

Un peu de soleil dans la grisaille

Dimanche 21 mai 2006

Malgré la pluie, le parti Rhinocéros renaît de ses cendres.

eXTReMe Tracker